L’Hyperacousie

timthumbPlus mal connue que les acouphènes, l’hyperacousie peut détruire une existence, encore plus sûrement que la malentendance.

L’hyperacousie, c’est quoi ?

Lorsque l’on souffre d’hyperacousie, on ne supporte plus des niveaux de bruit tout à fait ordinaires : aboiements, rires, sonnerie du téléphone, robinet d’eau ou aspirateur. Ces bruits quotidiens ne sont pas particulièrement forts et ne sont en aucun cas douloureux. Du moins pour des oreilles normales.

Pour les hyperacousiques par contre, ils représentent une énorme gène.

Il s’agit là d’une hypersensibilité au bruit qui peut être globale ou ne concerner que certaines fréquences.

L’audition de chacun comporte un seuil minimum de perception, et des seuils maxima à partir desquels les bruits sont d’abord inconfortables, puis douloureux.

Pour une audition « normale », le seuil d’inconfort de situe vers 75 à 80 dB, le seuil de risque à 85 dB, et le seuil de douleur vers 110 à 120 dB.

Les patients souffrant d’hyperacousie eux peuvent ressentir une douleur à partir de 25 dB. Cette pathologie, encore assez difficile a diagnostiquer, bouleverse le quotidien des personnes concernées.

En effet, comment avoir une vie normale lorsque le moindre bruit nous fait souffrir ?

L’accompagnement dans ce type de pathologie joue un rôle primordiale. Même si cette maladie est difficile à comprendre et à appréhender de l’extérieur, il faut absolument veillez à se montrer concilient et compréhensif envers la personne.

Les causes de l’hyperacousie

L’hyperacousie est la plupart du temps provoquée par un traumatisme acoustique : musique amplifiée, explosion, etc. Mais il n’y a pas besoin d’un concert de rock métal, des sonos très moyennes (mais excessives) peuvent en être la cause.

Elle peut être aussi provoquée par l’exposition répétée et prolongée à des bruits forts.

Tout dépend de la fragilité auditive de la personne et de son état au moment de l’exposition au bruit qui catalyse cette intolérance.

Tout comme les acouphènes, il s’agit d’une réaction anormale d’un système auditif brutalisé.

Hyperacousie et acouphènes

L’hyperacousie est souvent accompagnée d’acouphènes. Lorsque s’ajoute une baisse d’audition, c’est la pire cas au niveau du vécu de la personne.

Cela engendre le sentiment oppressant d’être dans un « tunnel auditif » entre les bruits « faibles » que l’on ne perçoit plus et ceux (même pas forts) qu’on ne supporte plus…

Comme pour les acouphènes, l’hyperacousie peut constituer les prémices, plus ou moins brutaux, de troubles auditifs irréversibles.

Lorsqu’elle survient, il est impossible de savoir s’il s’agit d’un phénomène temporaire ou d’une atteinte durable.

Que faire face à l’hyperacousie ?

On sait encore mois de choses sur l’hyperacousie que sur les acouphènes. Ce n’est pas pour autant qu’il faut rester passif. C’est un cas de consultation en urgence absolue.

La première thérapie est bien sûr de se protéger du bruit et de laisser le système auditif au calme pour qu’il récupère, si c’est encore possible. Il ne faut pour autant s’isoler de tout bruit ni se boucher en permanence les oreilles.

Comme pour les acouphènes, les thérapies globales du type de la TRT peuvent être bénéfiques.

Pour finir, on peut soulager l’hyperacousie en utilisant des générateurs de sons qui favoriseront le phénomène d’habituation.